Océan
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Le bouquet de promenade
Après le pique-nique Tudal conduisait la famille sur ces sentiers privés accessibles aux seuls moines et chacun se sentait privilégié d’être mené là par un tel guide. On accédait à la promenade par des portes situées à l’arrière de l’abbaye de Volaimbœuf et encore fallait-il franchir une clôture verrouillée d’un cadenas pour se retrouver enfin…
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Seule luit dans ses yeux la nuit
Vue de loin, la modeste bicoque aux ardoises manquantes pouvait le soir passer pour la maison d’une sorcière.
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Ceux de l’usine et ceux des abattoirs.
Ça ne pèse pas lourd la vie d’un être vivant se disait l’oncle Tudal en regardant passer devant lui ceux de l’usine et ceux des abattoirs ; à peine plus qu’une fine pellicule de poussière amassée sur le chemin.
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Histoire du reflet au ruisseau
Il y a longtemps l’oncle Tudal était comme on dit rentré dans les ordres. Il avait su conserver une rêveuse liberté intérieure en se promenant chaque jour sur les sentiers côtiers autour de l’abbaye et même en « poussant » plus loin, au-delà de Volaimbœuf.
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Ce que pense le paysage par lui-même.
Ici on est pieds et poings liés avec la terre et le ciel mis ensemble acoquinés. La mer n’est pas en reste de son côté. Quand on se promène c’est fou tout ce qu’on peut voir dans la nature se dévoiler sur un fond bleu-vert chaque instant renouvelé.
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Jean Divalo
Quand parfois je pense à Jean Divalo toute idée de l’océan s’efface devant moi. C’est comme si la mer avait descendu si bas vers l’horizon qu’on ne pouvait plus la voir, plus rien distinguer d’autre que le sol bourbeux. Avec Divalo c’est la terre qui s’impose : l’image d’un ciel gris au-dessus d’un champ sombre et…
