Laudine Magloar
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Le bouquet de promenade
Après le pique-nique Tudal conduisait la famille sur ces sentiers privés accessibles aux seuls moines et chacun se sentait privilégié d’être mené là par un tel guide. On accédait à la promenade par des portes situées à l’arrière de l’abbaye de Volaimbœuf et encore fallait-il franchir une clôture verrouillée d’un cadenas pour se retrouver enfin…
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Derrière les arbres au bout d’un chemin serpentant
Le clocher ne sonnait plus. Le temps, qui est un géant, était resté assis là longuement et tout était chamboulé. L’antique abbaye de Volaimbœuf n’était plus qu’une ruine en friche, rongée par les lichens et l’humidité. On pouvait voir les antiques tombes des moines délaissées se mêler à des fragments de piliers effondrés.
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Les arbres animaux
Dans un film américain souvent diffusé à la télévision il avait pu voir une famille de tueurs maffieux traverser en voiture la péninsule sicilienne afin de surprendre le clan adverse qui se trouverait réuni à l’heure de la messe.
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Là il est devant sa mère et c’est tout.
On reste là à se regarder en chiens de faïence. Quand Laudine lui demande s’il a fait un grand tour à vélo, tu crois qu’il répondrait quelque chose ? Peine perdue : on croirait avoir affaire à une tombe. C’est que Jo n’a rien d’intéressant à raconter à sa mère. On ne sait jamais ce qu’il roule…
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Les grands arbres
Même s’il jouait tout le temps dehors et s’aventurait parfois assez loin dans la campagne, Jo Magloar ne retenait pas les noms de lieux et il ne savait jamais dire où il était allé ni par où il était passé.
